Ça ne m’arrive jamais.
Pourtant, ce matin-là, mon réveil est resté silencieux. Depuis des semaines, mes nuits étaient agitées, ponctuées de réveils spontanés entre 5h et 7h.
Mais ce jour-là, mon œil ne s’est ouvert qu’à 8h16. Horreur ! Je devais partir à 8h30 pour une intervention à l’UCM dans le cadre d’une « Journée Inspirations » dédiée à des experts-comptables et fiscalistes.
Heureusement, mes affaires étaient prêtes. Après une course contre la montre, me voilà à l’heure, comme promis, pour 9h, bien que mon premier atelier ne débute qu’à 10h30.
En arrivant, j’ai découvert que la cellule écoute avait choisi les téléphones de Gaston pour son stand. Ça m’a fait sourire tout de suite, parce que je sais qui est derrière… Léna Verlaine et notre fils Quentin Purnode ! Leur présence discrète dans le décor a ajouté une note personnelle à cette journée.


Ma mission ? Animer de courtes sessions de 10 minutes pendant les pauses de l’événement.
Du yoga du rire en format ultra-condensé, un vrai défi que j’étais impatiente de relever.
L’idée : offrir aux participants une bouffée d’oxygène, une parenthèse de légèreté dans une journée intense.
Le premier groupe de six personnes se montre immédiatement enthousiaste. En dix minutes à peine, la magie opère. Les visages se détendent, les sourires fleurissent. J’espère que le bouche-à-oreille va faire son effet : avec moi, on vient rire sans raison, et ça marche !
Chaque participant repart les lèvres souriantes, parfois les yeux humides d’émotion. Un détail amusant : ma salle était voisine d’une conférence. Au premier éclat de rire franc et libérateur, la conférencière voisine a cru à la sonnerie d’un téléphone. Rire sans bruit ? Mission impossible, et tant mieux !
Une boîte à outils du rire : du samouraï au gros ventre
Au total, ce sont 6 à 8 groupes (je les ai perdus dans la joie du comptage !) de 6 à 15 participants qui se sont succédé.
Pour chaque session, j’ai puisé dans une liste d’exercices variés, créant ainsi des combinaisons uniques :
- Un "ice breaker" : « le wif pif » .
- Pour se vider la tête : « le nettoyage du cerveau » ou « le samouraï ».
- Pour bouger : « la moto », « la tondeuse à gazon ».
-
Pour jouer et libérer : « la dispute en charabia », « le pardon », «
le cocktail », « la porte coincée », « le GSM », « la tarte à la
crème»,
« la poule », « le singe ». - Et pour finir en apothéose : « l’exercice du gros ventre », où les rires libres et contagieux fusent enfin sans retenue.
- Des exercices de respiration pour reprendre son souffle et donner de l'énergie au groupe : « les épaules », « le Ya Ka », « le YES », le « HOHO HAHAHA »
Chaque session fut différente, adaptée à l’énergie du groupe. Et le constat était unanime : les participants ressortaient ragaillardis, zen et remplis d’une énergie positive pour attaquer la suite de leur journée.
J’ai laissé mes flyers, et plusieurs personnes se sont montrées intéressées par l’idée d’un team-building, d’une fête de fin d’année ou d’autres événements. L’avenir le dira, mais les graines du bien-être par le rire sont semées.
Pour moi, cette journée hors de mon quotidien a été un bienfait immense. Mon genou réclame du repos après tant d’animation, mais mon corps tout entier a adoré ces mouvements et ces éclats de rire partagés
La journée s’est achevée en beauté avec le spectacle de l’humoriste louviérois Freddy Tougaux
En chauffeur de salle, le président de l’UCM a partagé, avec un humour fin, les vœux – très professionnels – que les experts-comptables et fiscalistes avaient confiés au Père Noël. Parmi eux, un mot est revenu comme un écho tenace : la stabilité. Ce à quoi tous aspirent, profondément.
Et c’est précisément là que tout s’éclaire. Cette journée m’a rappelé, et peut-être aux participants aussi, que le rire n’est pas une fuite. C'est un ancrage. Un outil puissant qui, en dix minutes volées à l'agenda, restaure une connexion simple, cultive la résilience et insuffle une légèreté inspirante. Il offre une forme de stabilité intérieure, joyeuse et contagieuse, qui se construit et se partage dans l'instant.
Parfois, il suffit de dix minutes pour changer de perspective, recharger son élan et retrouver, au milieu du tumulte, un équilibre.

Et vous, quand vous offrez-vous votre parenthèse de rire ?

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