
ou comment j'ai survécu (et adoré) une visio en anglais.
Vendredi 21 novembre. Le grand jour. Celui du Bootcamp international du projet européen FEM-MIAS. Le genre d'événement qui vous fait vous sentir pousser des ailes… ou qui vous donne une furieuse envie de vous cacher sous la couette.
Pour moi, polyglotte émérite qui parle couramment le « français-français », m'inscrire à une journée en visioconférence intégralement en anglais relevait soit de l’exploit, soit de la folie douce.
Le décollage : entre sueurs froides et soulagements inattendus
Premier soulagement : j'ai compris les premières consignes ! « Indiquez votre prénom et le nom de votre activité. » Ouf, je maîtrise.
Ensuite, on a replongé. Les explications sur le programme FEM-MIAS défilaient. Heureusement, ayant suivi les 4 formations des Mompreneurs, j'étais au courant ! Un peu comme regarder un film dont vous connaissez déjà la fin, mais en version originale non sous-titrée. J'ai bien vu l'option des sous-titres dans le chat... mais ils étaient en anglais.
Le Speed Networking
Puis vint l'épreuve reine, mais aussi la plus riche : le speed networking.
Mon groupe ? Un concentré de l'Europe : 3 Portugaises et 2 Belges. Le tableau des langues:
- 3 bilingues français-anglais
- 1 bilingue portugais-anglais
- 2 trilingues (dont la mienne, merci le français !)
- Et moi, l'unilingue chevronnée
Vous suivez ? Moi, à moitié.
Première question : « Comment est née votre activité ? » en 3 minutes chrono.
J'ouvre le bal. Mon pitch est rodé, alors j'ai même proposé un exercice de yoga du rire. Le cocktail de rire était servi ! Et puis, les histoires des autres m'ont scotchée :
- Amélia, après un AVC, a fait un virage à 360° (un vrai reboot !) pour gérer une propriété familiale et bientôt des retraites bien-être. Monte das lages
- Ana Luisa, après un burn-out, a suivi son « chemin de cœur » (Camiho de Coraçao) vers les constellations et le coaching.
- Gisele (Infintive Love), guidée par son approche corporelle, aide les gens à sentir ce qui ne va pas.
- Elodie de Foodcom, consultante en communication durable pour l'agroalimentaire, pour créer du sens, de la cohérence et de l'impact.
Des reconversions, des vies transformées... On était loin d'un simple tour de table.
Deuxième question : « Citez 5 soft skills essentielles pour une femme entrepreneure. »
Notre groupe, un peu trop inspiré, en a listé 6 : Résilience, Communication, Organisation, Self-care, Créativité, Intelligence émotionnelle.
Et là, le moment de vérité. La mise en commun avec tous les groupes. Et là, c'est le grand frisson.
Tous les groupes avaient les mêmes mots. C'était bluffant. Comme si un même esprit guidait toutes ces femmes d'horizons différents.
Le "Self-Care" est bien une stratégie business !
« Le self-care, prendre soin de soi, c'est prendre soin de son business. »
L'intervention de la représentante du Portugal a développé : prendre soin de soi, c'est concrètement apprendre à déléguer, lâcher le contrôle pour mieux grandir. Ce n'est pas du luxe, c'est de la stratégie pure et dure.
Et la conclusion était belle et simple : l'Amour est la base de nos entreprises. Amour de ce qu'on fait, amour pour ceux qu'on sert, et surtout, amour pour soi-même.
Une unilingue super heureuse
Malgré les sueurs froides linguistiques, je repars de cette rencontre incroyablement nourrie, inspirée, et connectée. Super heureuse d'y avoir participé.
Preuve que même quand on ne maîtrise pas parfaitement la langue, l'énergie, les valeurs partagées et les rires créent un langage bien plus universel.
Et si la clé du business, finalement, c'était juste de suivre son chemin de cœur ?

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